dimanche 11 septembre 2011

Anniversaire de mariage

Aujourd'hui c'était notre premier anniversaire de mariage. On y a pensé avec le sourire aux lèvres, des souvenirs heureux plein la tête et la certitude que l'on ferait pareil si c'était à refaire. Le mot 'parfait' que je déteste tant, ne cesse de me revenir pour décrire cet événement. J'imagine que je vais devoir le tolérer en y ajoutant peut être, que ça l'était pour nous.
Aujourd'hui j'ai pensé aux amis et à la famille qui avaient fait le déplacement, à ceux qui ne pouvaient être là mais qui ont regardé leur montre en pensant à nous, à mes demoiselles d'honneur maintenant dispersées aux 4 coins du monde… Je voulais dire un grand merci à chacun pour leur présence, leur pensées ou leur aide, en ce jour merveilleux.

Ca c'était la partie glamour, maintenant voilà où nous sommes pour ce premier anniversaire : au milieu du Pacifique, dans un roulis perpétuel, le coeur parfois au bord des lèvres, propre juste le minimum et sexy … peut être quand on arrivera!
 S'il y a une chose que l'on apprend vite en naviguant c'est qu'il est quasi impossible de tenir une date précise. Mon anniversaire il y a un mois a été fêté quelques jours plus tard à Bora-Bora parce qu'avant on était en route et pour l'anniversaire de mariage c'est la même chose. Il nous a fallu attendre le bon créneau avec suffisamment de vent pour partir d'Atutaki et c'est tombé là!  Ce n'est pas très grave car le temps lui aussi est une notion qui change quand on navigue et célébrer un événement le jour même ou quelques jours plus tard (quand on ne regarde presque jamais son calendrier) ça ne change pas grand chose! Et quand on me posera la question je pourrais dire en riant que nous étions au milieu de nulle part et pas bien frais, de plus ça laisse de la marge pour faire mieux l'année prochaine !

Le premier anniversaire de mariage est celui des noces de coton. Pas vraiment ce dont on a besoin sur le bateau où l'on privilégie les tissus qui sèchent vite et n'emprisonnent pas trop l'humidité! Alors j'ai décidé que cet anniversaire serait celui des souvenirs heureux, immatériels, ceux d'il y a un an comme ceux que l'on fabrique en ce moment et pendant le voyage. On pourra s'amuser à convertir nos photos en kitsch coussin-souvenirs plus tard si le coeur nous en dit... Ou pas! ;)
Et peu importe le roulis, le mal au coeur, les repas de luxe qui sortent direct des boîtes de conserve, la route qui s'allonge; parce qu'il n'y a nulle part ailleurs où l'on voudrait être l'un sans l'autre.

Happy anniversary my love!

mercredi 7 septembre 2011

Aitutaki, passera, passera pas?!



Après 6 jours de traversée, nous sommes arrivés à Aitutaki, Jared et Christine étaient arrivés avant nous et les nouvelles semblaient bonnes quant à nos chances de pouvoir entrer dans la passe étroite et peu profonde.  Notre tirant d’eau est de 1.7 mètres et un banc de sable à la fin de la passe indiquait bien souvent 1,8 mètres de profondeur. J’étais un peu sceptique sur nos possibilités de réussite, Ryan semblait assez confiant : « ce n’est que du sable on va le repousser avec notre quille en entrant il n’y a rien qui peut endommager le bateau là dedans ».
On attendu la mi-journée pour entrer dans la passe à marée haute. Il a fallu attendre un moment car il y avait du trafic avec 3 bateaux qui sont sortis avant, deux autres devaient encore sortir mais l’un d’eux a eu un problème et on est entré entre-temps. Jared est venu nous attendre avec son annexe « squib » et nous a ouvert la voie. A l’avant je me liquéfiais, car la passe est bien la plus étroite que nous ayons jamais franchie. Merci Jared de ton aide car je n’en menais pas large ! Une fois entré on s’est mis sur le côté pour laisser les bateaux se réorganiser dans le minuscule port ainsi que ceux qui souhaitaient en sortir. Les deux bateaux ont été pris sur le banc de sable et bloqués pendant quelques minutes, l’un d’eux a pu sortir tandis que l’autre a rebroussé chemin.


Le mouillage dans le petit « port de poche » se fait en jetant l’ancre à l’avant et en reliant deux cordes de l’arrière du bateau à des cocotiers à terre. Ca fait de vous une personne très très près de ses voisins ! Et on a pas eu de chance car les nôtres étaient un poil bruyant (vous savez ces gens qui ne peuvent pas se parler sans se crier dessus de la manière la plus désagréable quelque soit le ton de la conversation). Ca m’a rappelé un peu le camping à Yosémite et ce n’est pas un compliment !

Heureusement notre expérience d’Aitutaki ne s’est pas limité à cela, c’est vraiment une destination sympatique. La nourriture redevient un peu moins chère, la location de scooter à la journée est très attractive et surtout, surtout on a pas vu un requin dans le lagon !!!!!!!

On a donc eu une journée de folle épopée autour de l’île, les routes étaient un peu cabossées et pas toujours goudronnées mais on s’est bien amusé. C’était une autre manière de découvrir le paysage, de le voir défiler devant nos yeux, les cheveux dans le vent. On a regardé les maisons colorées, les volatilles se pousser en vitesse de notre chemin, les cochons dans leur enclos, la jungle, les parties plus domestiquées, les petits resorts, les gens sur leur scooter avec les tout-petits accrochés derrière eux, les pancartes « no flight on Sunday » (pas de vol le dimanche, jour de Dieu)…  C’était vraiment une virée sympatique, on même pu se payer le luxe de manger loin du bateau sans se soucier de retour !



Côté océan on en a bien profité aussi en allant faire du snorkeling du côté des bénitiers géants. Il fallait prendre l’annexe un bon moment avant d’arriver mais ça  valait le coup. C’était tellement beau qu’on y est allé deux fois, on a été impressionné par la taille de ces créatures mais aussi par leur environnement, du corail vivant et très divers partout et bien sûr des petits poissons tout autour !  et pour moi un vrai rêve car AUCUN REQUIN ! On a pu voir les installations des fermes de bénitiers géants avec pour flotteurs des bouteilles en plastiques et une sorte d'égouttoir pour la vaisselle qui contenaient les bébés bénitiers, protégés par un couvercle des prédateurs commes les poissons-peroquets. On a pique-niqué sur un petit îlot juste à côté et pu observer une colonie d’oiseaux avec une longue queue rouge et leurs petits.











Après avoir bien profité on s’est remis en route pour le récif de Beveridge mais la météo ne nous a pas permis de nous y arrêter, on a donc continué en direction de Niue.

vendredi 2 septembre 2011

Translation and English version

Dear English speakers readers,

You can use the gadget "Google translate" on the right side of the webpage to translate my blog. We will have something better later but for now it is our solution. We hope you will still enjoy the posts!

Les passages



Les passages sont des moments au statut étrange ponctuant notre voyage. Ils ont pris une valeur différente avec le temps et nos sentiments envers ces moments sont assez ambivalents.

Chaque passage a eu une signification différente depuis le début de notre voyage. Le premier passage (par « passage » j’entends un temps de navigation en mer de plusieurs jours et sans arrêt) de 3 ou 4 jours avant de s’arrêter pour la première fois en Baja était comme un mini test, avec un bon nombre d’appréhensions : vais-je avoir le mal de mer ? A quel rythme vont s’enchainer nos tours de garde ? Va-t-il y avoir beau temps ou va-t-il falloir resté à la barre sous la pluie tout le temps ? Est-ce qu’on a bien fait de partir sans être vraiment prêt ? Bref, en une question , va-t-on y arriver ?! On ne sait toujours pas s’il aurait été mieux de partir plus tard et on ne le saura jamais mais après cette traversée on a trouvé un équilibre dans le rythme de vie à bord, on a vu que l’on « pouvait le faire », que le mal de mer s’estompait après quelques jours misérables et  on a décidé d’investir dans un régulateur d’allure parce qu’être à la barre tout le temps c’est épuisant !

Le deuxième « vrai passage » était un peu plus stressant car on savait qu’il serait long avant d’arriver aux Marquises et qu’il s’agissait cette fois de traverser un océan. Nos questions étaient un peu différentes, plus ancrées dans l’éventualité d’une urgence ou d’un danger, avec une récurrence de ces mots : « que fait-on si », qui deviennent un passage obligé lorsqu’on s’éloigne des côtes. Que fait-on si on a plus d’eau, plus de nourriture (assez impossible cependant au vue des tonnes de provisions !), que fait-on si ceci ou cela casse, que fait-on si le bateau coule… On avait remis les mâts peu de temps avant le départ et on a avait changé tous les gréements (câbles qui relient les mâts au pont), il fallait donc ne pas trop pousser le bateau. Cette traversée nous a appris que le régulateur d’allure était un bon investissement, que Shalimar est un bateau solide et dans lequel nous pouvons avoir confiance et que trop de produits frais ça pourri à bord et ça sent mauvais !

Le troisième passage des Marquises jusqu’aux Tuamotus a aussi été notre premier « convoyage » avec Archateuthis. Nos bateaux vont à peu près au même rythme, on s’appelait à la radio pour prendre nos positions respectives, prendre des nouvelles des personnes à bord et faire un point météo. Je pense qu’il a aussi s’agit de notre premier passage plus routinier, plus à l’aise aussi ; on a poussé le bateau un plus, avancé à meilleure allure… Parallèlement il le fallait car du mauvais temps venait vers nous et c’était un peu la course contre la montre pour arriver à Makemo avant lui. On y ait parvenu, seulement on a eu juste le temps d’entrer (voir Makemo, ancré au milieu d’une piscine) !

Notre quatrième passage a été un peu secoué, il nous fallait arriver à Tahiti afin d’accueillir la famille de Ryan et faire nos papiers officiels. Du coup, on est parti sur une mer qui nous a fait le gros dos et on a décidé tant que possible de ne pas réitérer l’expérience tant qu’on le pourra. Partis tout gaillards, on est arrivé bien penauds !
Nous voilà maintenant dans notre cinquième traversée entre Bora-Bora et les îles Cooks. Celle-ci est particulière dans le sens où l’on est pas sûr de sa fin. On se dirige vers Aitutaki mais la passe en est peu profonde et l’on est pas sûr de pouvoir entrer. Si ce n’est pas le cas, on se dirigerait à 200nm de là à Palmerston mais si le vent tourne on ne pourra y rester en sécurité. Après cela le récif de Beveridge est sur le chemin mais là encore si le temps n’est pas clément il est impossible de entrer. Enfin vient Niue, dont les corps morts sont sur la partie ouest de l’île dont si le vent tourne dans cette direction, aucune protection et donc un départ obligatoire. On pourrait traverser tout cela sans rien en voir si l’on est dans l’impossibilité de s’arrêter! Aux dernières nouvelles cependant on devrait pouvoir entrer à Aitutaki, ouf !

Maintenant si vous nous demandez ce que l’on pense des passages on va vous dire : ENNUYEUX / BORING ! C’est le premier mot qui vient à l’esprit. Ryan a définitivement fait son deuil de ne pas aimer ces moments-là plus que ça. Et moi je ne savais pas quoi en penser dès le départ. Il me semble cependant que j’ai appris à les vivre avec moins d’appréhension cependant.
Avec le temps on a pu s’apercevoir que nos marques étaient prises, que l’on avait davantage confiance en notre connaissance du bateau, que l’on pouvait le pousser plus et sans risque (faut dire que l’on réduisait les voiles dès que l’on arrivait à plus de 5 noeuds lors des deux premiers passages quand la limite du bateau est de 7.5 !). On continue les gardes de nuit en sortant notre tête tous les ¼ d’heure pour bien regarder autour de nous, au moindre bateau aux alentours on est sur le pont (ce qui n’arrive pratiquement jamais). Encore une fois le régulateur d’allure c’est que du bonheur  et cela joue très bien le rôle d’un troisième membres d’équipage!
Si je regarde la vie en noir, j’appréhende les passages car on ne peut pas faire grand chose (surtout les deux ou trois premiers jours), même dans de bonnes conditions, le bateau tangue toujours ce qui rend tous déplacements plus difficiles mais pas seulement cela, car être assis et lire peut aussi devenir un challenge pour votre estomac ! En parlant de celui-là je ne sais pas comment le réguler. Je n’ai jamais vraiment faim mais ça ne marche pas bien pour moi si je le laisse vide. Il faut le faire fonctionner régulièrement même si ce n’est pas avec beaucoup, du coup on grignote toute la journée et la nuit (ça m’aide à me réveiller quand vient mon tour de garde). J’ai l’impression de devenir énorme ! Cependant lors d’un plus long passage(de plus de 4 jours), il me semble que la tendance s’inverse et que l’estomac a besoin de moins en moins de nourriture. Les deux ou trois premiers jours restent assez misérables côté mal de mer mais on fini par s’accoutumer.

Ces moments ont un statut particulier, il ne s’agit parfois pas de regarder les choses en noir ou en blanc. Ils sont de petits sas de décompression où après avoir été en mode « voyage, visite, snorkeling, pots avec d’autres plaisanciers, découvertes, resto, magasins, ect…», on repasse en mode à deux, puis en individuel avec beaucoup de temps pour penser, prendre du recul sur ce que l’on a vu, appris, partagé, un moment d’intériorisation. Du temps pour se préparer à la nouvelle destination aussi.
Mes principales activités pendant ces traversées sont : ciné, littérature, repos, écriture, « cuisine » (le plus simple et rapide possible). Et les deux premiers jours avec mon cœur au bord des lèvres je me dis parfois : « Mais pourquoi on prend pas l’avion comme tout le monde ! » ! Pourtant passé cela je prends le rythme et en général, un jour de plus ou de moins après une semaine en mer, ce n ‘est plus vraiment un problème.


Voilà, cela vous donne un aperçu de ce qu’est un passage pour nous, c’est peut-être bien loin de l’image romantique que l’on s’en fait mais c’est aussi une partie indispensable de notre voyage, une transition à la fois physique et morale. Ce n’est pas notre partie préférée de l’aventure mais c’est une partie indissociable. Un moment avec Shalimar, nous deux et le roulis parfois berçant parfois écœurant et le vent on l’espère mais avaec modération!

lundi 29 août 2011

Bora-Bora touristique oui, mais toujours belle!


Note for English speakers, we've been trying to add the translator, as Liz rightly proposed, but the link didn't work at that moment, we will try again once inTonga, sorry!

 Après avoir mis la petite famille dans le taxi pour prendre le ferry du retour, Ryan, Bev et moi sommes retournés à Tahiti. Une grande et bonne nouvelle nous y attendait : notre pièce de rechange pour notre régulateur d’allure ! Et on a le plaisir de vous dire qu’elle fonctionne à nouveau à merveille !  On en a profité, pour aller faire du « perle shopping » avec Bev, je ne suis pas sûre que nos portes-monnaie aient vraiment appréciés cependant. Il y a un truc incroyable à propos de ces beautés, plus vous les admirez, plus vous trouvez cela magnifique ! Pour mon anniversaire j’ai choisi avec Ryan une magnifique perle couleur « paon » (verte et aubergine) en forme de goutte que j’ai fait montée sur un collier tout simple en argent. Le résultat me plaît beaucoup. Ryan pour sa part a opté pour une perle sculptée dans les tons gris, se seront nos beaux souvenirs de Tahiti !

Nous avons ensuite quitté Tahiti pour Bora-Bora avec deux jours de traversée qui ont permis à Bev de voir un peu comment se passe la vie à bord lors d’un passage. Celui-ci s’est déroulé dans de bonnes conditions ce qui ne gâche rien ! De beau matin, nous avons découvert l’élégante  silhouette de Bora-Bora avec ce qui reste du volcan qui l’a formée et son anneau de corail tout autour et nous avons été séduit. On avait entendu ou lu beaucoup de choses négatives sur cette île, qu’elle était trop développée, trop touristique, etc.… Et on ne peut nier que c’est touristique et qu’il y a des hôtels dans de nombreux lagons, mais ceux-ci ne sont que des petites cabanes sur l’eau, il n’y a ni gros hôtel de plusieurs étages, ni paysage totalement défiguré. La route est un peu trop près du rivage mais à part cela c’est assez tranquille.

Nous avons pris un corps-mort au Yacht Club de Bora-Bora qui venait juste de rouvrir avec une nouvelle équipe dynamique et sympathique. On vous le recommande, ils sont en train de mettre un website en place qui devrait donner toutes leurs infos. C’était un mouillage reposant après la baie de Cooks et Tahiti qui sont assez profonds et toujours une épreuve de force pour Ryan avec notre vieux guindeau.
A Bora-Bora on s’est reposé un peu, on a fêté mon anniversaire (enfin!),on s’est promené, on a fait du snorkeling et on a retrouvé Jared et Christine d’ Archateuthis, que Bev a enfin rencontrés après avoir tant entendu parlé d’eux avant  qu’elle ne reparte quelques jours plus tard un peu émotionnée. Je regrette un peu car il y a pas mal de choses à faire comme randonner au sommet de la montagne ou naviguer autour de l’île que nous n’avons pas eu le temps de faire mais on ne peut pas tout faire ! Ryan a installé la nouvelle pièce pour le régulateur d’allure, j’ai fait une mini-rando avec Christine.


Mais une rencontre nous a frappé, c’est la petite dame que vous voyez avec sa petite-fille sur la photo. On l’a rencontrée à la banque, elle nous a expliqué qu’elle vivait là depuis 30 ans mais qu’elle rêvait toujours de son île Revovai qui fait partie des Australes, elle ne cessait de nous dire : « Parce que c’est JOU-LI ! », pour elle Bora-Bora n’est rien en comparaison. Si jamais un reportage est programmé à la télé, elle va veiller même si c’est tard rien que pour avoir un petit parfum de son île. Elle nous a aussi dit de bien nous méfiez à Tahiti « parce qu’il y a des VOU-leurs ! ». Elle nous a expliqué qu’il ne fait pas aller à la banque le soir et que quand elle y va elle planque son argent et sa carte bleue dans son soutien-gorge ! Un vrai personnage et une couronne de fleurs au parfum enivrant pendant toute la conversation.

mercredi 24 août 2011

Moorea, un séjour en famille





Il y a des escales qui n’ont le goût d’aucune autres et Moorea en fait partie car nous avons eu la chance d’y recevoir la famille de Ryan : sa mère Bev, sa sœur  Kirsten , son beau-frère Jason, son neveu Connor  et sa nièce Paityn. Nous avons séjourné dans la baie de Cooks, eux au Bali Hai, un très sympathique mini-resort et nous ancrés juste en face avec Bev à bord. Poucette a servi de navette entre les deux ainsi que les kayaks du resort (on a réussi à retourner un double canoë, enfin il paraît que je n’ étais pas assise où il faut !). Les radios ont fait office de téléphone et je crois qu’il n’y a rien de plus mignon que d’entendre Paityn nous appeler  de sa petite voix « Shalimar, Shalimar, Shalimar mobile ».


Et on en a eu des aventures ! Entre les promenades jusqu’aux champs d’ananas, la location d’une voiture pour faire le tour de l’île, la visite du « tropical garden » où nous avons essayé leurs confitures et glaces (mention spéciale à celles au tiaré !). Bien sûr il y  a eu la plage, avec ses jeux dans le sable, ses pâtés qu’il faut absolument prétendre manger avec délice. 
Et le snorkeling ! Connor s’est entrainé dur depuis le Mexique et il est maintenant très à l’aise dans l’eau. On y est allé plusieurs fois pour prendre des photos. Bon ce qui a moins bien marché en revanche c’est « Aunt Alex » qui a totalement oublié de retirer le cache de l’objectif ! Et Jason qui comme moi a une phobie des requins, s’est découvert une passion pour la vie sous-marine. Paityn a pratiqué la natation avec sa planche comme un petit poisson dans l’eau.
On est aussi allé à la baie d’Opuhonu avec Poucette, un voyage mouvementé qui a été comparé par Connor comme étant mieux qu’un manège de Disneyland et Legoland combiné !
Connor et Paityn collectionnaient les noix de coco qu’il ne fallait surtout pas ouvrir et  en ont choisi chacun une à nous donner le jour de leur départ, les autres sont retournées dans la nature. Avec les poulets (qui sont partout en liberté), c’est ce qu’ils pointaient à tout bout de champs. « wahou, une noix de coco ! », et même sous l’eau !

Les hommes ont été ravis par de jolies danseuses et des "guerriers" le temps d'une danse "du cochon", un souvenir assez hilarant!


Pour les papilles, on a partagé nos repas avec du poisson frais, du riz à la noix de coco. Uncle Ryan a montré comment ouvrir une noix de coco et faire des chips avec (léger goût de pop-corn), ce qui a séduit Jason, qui a promis de partager à son tour la recette, alors est-ce qu’il a essayé à la maison ? Les enfants ont découvert les ramboutans  un fruit de la famille des litchis, mais en plus poilu, notre réserve a été écoulée bien vite. J’ai montré à Kirsten comment faire la sauce sashimi comme Valentine de Toau (miel, ketchup, moutarde, sauce soja, sauce d’huitre à part égale, puis wasabi selon votre goût, j’aime ajouter des graines de sésame mais c’est perso). Gramy Bev était de vaisselle et photographe officiel de chaque évènement.


Et c’est passé vite et les journées étaient bien remplies pour profiter au maximum. Une semaine ce n’est rien quand on ne s’est pas vu pour certains depuis notre départ en octobre 2010 ! La vie continue à San Diego, les enfants grandissent et on assiste à cela en pointillé… Même si grâce à internet on attrape quelques miettes, ici et là, de leur vie là-bas.







Ryan m’a dit que cette visite l’avait marqué. Car s’il avait essayé d’anticiper ce que serait notre nouvelle vie, il n’avait pas pleinement pensé à l’impact que cela représenterait pour sa famille. Bien sûr on pensait beaucoup à Bev sachant que se serait dur pour elle de ne plus nous avoir près d’elle et qu’elle allait s’inquiéter lors de passage. Mais ce que l’on avait pas anticipé c’était que cela pousserait la famille à voyager pour venir nous rejoindre, à trouver comment faire tenir cela dans le budget, faire faire un passeport pour tout le monde, repousser ses phobies (avion et requins n’est-ce pas J !)…. Pour Bev ça a reveillé ce vieux rêve qu’elle et John avait eu au début de leur mariage d’avoir un jour un bateau et de simplement partir…

Alors oui, Moorea, c’était vraiment une étape très spéciale pour nous, merci la famille d’être venue, on est heureux d’avoir pu partager ces moments précieux avec vous.

Papeete, Tahiti, retour à la "grande ville"


Après le calme de Toau, Papeete a été un peu un choc même si on s’y était préparé. La passe est aisée, la navigation est un peu longue jusqu’à la marina Taïna mais le chenal est bien marqué. Par contre le mouillage est très très fréquenté et profond ! Pour ceux qui s’y rendraient pour la première fois armez vous de courage si comme nous votre guindeau n’est pas de prime jeunesse ! Il y a des corps-morts (attention à ne pas vous ancrer trop près d’un corps-mort  sans bateau qui arriverait pas la suite et vous demanderait d’aller ailleurs après une heure de travail intense pour vous ancrer ça serait dommage !), on a eu la chance une fois à la tombée de la nuit qu’un bateau du coin nous en indique un qui était disponible pour quelques jours autrement ce n’est pas simple.
En ce qui concerne la ville, c’est pas le Tahiti de vos rêves, Ryan et Jared l’ont appellé le « Tijuana de la Polynésie Française ». Il y a pas mal de circulation, des bâtiments à l’abandon ici et là, beaucoup de boutiques, particulièrement celles des perles de Tahiti où je ne suis plus supposée entrer au moment où je vous écris ce billet. OUPS ! Il y a aussi quelques brasseries où mon estomac s’est régalé avec délice ce qui parallèllement encore réduit la taille de mon porte-monnaie !
Et on a peut-être encore plus eu l’impression de ville tonitruante car on a pas arrêté de courir, pour prendre le le bus au plus tôt, pour attrapé le dernier bus (le service s’arrête après la fin des heures de bureau, vers le coucher du soleil mais personne ne sait bien car ce n’est pas affiché et surement pas très régulier), aller faire nos papiers d’arrivée, réunir nos papiers pour faire une demande d’extension de visa car on ne savait pas si notre pièce de rechange pour le régulateur d’allure allait arriver à temps avant la fin du visa de Ryan, nettoyer le bateau pour la famille venant de Californie et surtout faire les courses à CARREFOUR !
je sais combien cela va sembler ridicule à tous les Français qui y ont accès tous les jours, mais je vous demande de vous mettre à ma place avec 3 ans en Califiornie, 6 mois au Mexique et une traversée du désert aux Marquises et aux Tuamotus question réapprovisionnement. Que d’émotions là-bas pour moi! Avec plaisir, je me suis promenée dans toutes les allées de produits alimentaires (eh oui on était pressé quand même !), j’ai acheté des dizaines de fromage, du Tarama (2 grands pots ), je dois avouer que le rayon yaourt m’a déçue et l’alcool est bien trop cher pour pouvoir se le permettre (du Vieux Pape pour le prix d’un Château- Margaux , ça le fait définitivement pas !) mais dans l’ensemble ça a été un vrai plaisir d’être « comme à la maison », je n’avais pas fait d’approvisionnement dans ce type de grande surface en France depuis 4 ans !

Quelques jours après notre arrivée, la famille de Ryan nous a rejoint, sa mère Bev, sa sœur Kirsten et son mari Jason, son neveu Connor  et sa nièce Paityn. On les a acceuilli avec joie et on s’est senti chanceux qu’ils aient pu venir nous rendre visite et de pouvoir partager notre vie et ses îles Polynésiennes avec eux ! Ils ont passé une nuit au Radisson de Papeete (très joli hôtel !) et ont profité de la plage de sable noir le lendemain avant de prendre un ferry pour Moorea où ils avaient un appartement de location. On les a suivi de peu le lendemain avec les papiers du visa de Ryan en poche, on remercie d’ailleurs Cindy qui s’occupe des papiers et des exemptions de la caution pour les personnes extérieures à l’Union Européenne elle est devant la marina Taïna le matin de 9h00 à 9h30 en général. Attention une extension de visa est difficile à obtenir et n’est pas automatique, il faut pouvoir prouver qu’une avarie mécanique vous empêche de poursuivre votre voyage et que vous y travaillez ardemment ou elle vous sera refusée.